Primes et prévoyance : baisse sur baisse !
A partir du 1er janvier 2027, un contrat collectif de prévoyance à adhésion obligatoire sera mis en place. Il garantit un maintien de salaire à 90 % en cas d’arrêt maladie prolongé, incapacité, inaptitude ou d’invalidité. La participation minimale de l'employeur est de 50 % de la cotisation.
La Ville de Paris a décidé une participation soi-disant « améliorée » :
- 100 % pour les agents gagnants jusqu’à 1 950 € brut : même pas un agent sur dix, et principalement des agents à temps partiel
- 50 % de prise en charge, soit le minimum légal, pour tous les autres agents.
Une prévoyance a deux vitesses que nous avions refusée en proposant un dispositif plus équitable.
Le marché a été attribué à CNP Assurances, filiale de La Poste :
Le taux de cotisation sera de 1,97% c’est une baisse de -0,985% sur la fiche de paie !
Prévoyance obligatoire, transfert de charges de l’Assurance maladie vers les mutuelles et, au final, pour nous, une baisse des salaires pendant les congés maladie… La santé à un prix : elle coute de plus en plus cher… aux agents.
Pendant ce temps, les prix augmentent. L’inflation est de retour : +2,4% sur un an en aout 2026.
Alors qu’il fait de plus en plus chaud, le point d’indice, lui, reste gelé.
Vient la campagne 2026 de primes :
« Le choix de l’exécutif a été fait cette année d’attribuer des taux d’IFSE supérieurs à ceux du CIA pour prendre en compte l’adhésion obligatoire de tous les agents au volet Prévoyance de la protection sociale complémentaire. »
En clair la prévoyance obligatoire sert de prétexte à une baisse du CIA pour justifier… une hausse plus lente que l’an passé de l’IFSE
Pour le CIA versé en décembre (le montant octroyé remplace le CIA de l’année antérieure) :
- 2,6% en catégorie C contre 4,5% l’an passé, en baisse de 42% !
- 2,3% en catégorie B contre 4,5% l’an passé, en baisse de 49% !
- 2% en catégorie A contre 4% l’an passé, en baisse de 50% !
- 1% en catégorie A+ contre 3,5% l’an passé, en baisse de 71% !
Pour l’IFSE versée mensuellement (le montant octroyé s’ajoute à l’IFSE de l’année antérieure).
- +3% en catégorie C en hausse de 11% par rapport à l’an passé
- +2,75% en catégorie B stable par rapport à l’an passé
- +2,25% en catégorie A contre 2,5% l’an passé, en baisse de 10% !
- +1% en catégorie A+ contre 2,2% l’an passé, en baisse de 45% !
Il y a 2 ans c’était 5% pour les catégories B et les C et 4,5% pour les A et A+…
L’UNSA Ville de Paris dénonce ces primes à deux vitesses comme elle dénonce une revalorisation de l’IFSE à deux vitesses pour les changements de corps :
- Promus avant 2026 = exclus de la revalorisation de l’IFSE Pour un agent de catégorie C c’est 480 € de différence par an !
- Lauréats de concours = exclus de la revalorisation de l’IFSE Pour une promotion de C en B c’est 900€ de différence par an !
Titulaires ou contractuels : personne ne doit être pénalisé dans sa carrière
A l’origine, le recours aux agents contractuels devait répondre à des besoins ponctuels : remplacements temporaires, missions spécifiques ou difficultés exceptionnelles de recrutement.
Pourtant, le nombre de contractuels progresse fortement depuis la loi de transformation de la Fonction Publique de 2019 :
6 841 contractuels à la Ville de Paris en 2025 +24% depuis 2019
Aujourd’hui, pour la catégorie A, sur les postes budgétaires, 34% des attachés et 30% des ingénieurs sont contractuels. Il sont aussi 13% des agents spécialisés des écoles maternelles.
Cette évolution n’est pas sans conséquences.
Pour les titulaires : l’ascenseur social est en panne
Le développement du recrutement contractuel, c’est moins de recrutements par concours et moins de possibilités de promotion et, au final, moins de perspectives d’évolution de carrière de C en B et de B en A.
Ainsi, et alors que des départs massifs à la retraites sont prévus dans les années à venir, aucun concours d’attaché n’est, à ce jour, encore programmé pour 2027.
Pourtant, les lignes directrices de gestion de la Ville de Paris indiquent clairement que :
« La Ville de Paris privilégie le recrutement de titulaire (par mobilité interne, par concours ou par accueil en détachement), à celui d’un contractuel. »
Pour les contractuels : des perspectives salariales au rabais
Être recruté comme contractuel signifie ne pas bénéficier d'une évolution de carrière structurée par des grades et des échelons comme les titulaires.
Les rémunérations des contractuels sont revalorisées, dans leur partie indiciaire, tous les trois ans, entre +3% et +5%, en fonction notamment de la manière de servir.
Cette progression est moins dynamique que celle résultant de l’avancement indiciaire des titulaires.
A titre de comparaison, pour le premier grade d’attaché ou d’ingénieur, sur une carrière de 26 ans, le taux composé équivalent sur 3 ans est de +6,46%.
Et cette progression peut encore être renforcée par les possibilités d’avancement de grade.
Pourtant, les lignes directrices de gestion de la Ville de Paris indiquent clairement que :
« Pour fidéliser les agents contractuels recrutés, il convient de ne pas les pénaliser au regard des agents titulaires. Les rémunérations de ces agents sont revalorisées, dans leur partie indiciaire, tous les trois ans, en comparaison de la progression indiciaire d’échelon d’un fonctionnaire. »
Titulaires ou contractuels : personne ne doit être pénalisé dans sa carrière
Titulaires comme contractuels doivent pouvoir bénéficier de véritables perspectives de carrière, tant sur le plan salarial et indemnitaire que sur celui des possibilités d’évolution professionnelle, de promotion et d’accès aux concours.
Deux statuts, deux mécanismes de carrière, mais une même exigence : pouvoir progresser.
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L’essentiel de l’Eco (juillet/août 2026)
L'UNSA effectue une publication mensuelle d'une quinzaine de pages sur les chiffres de l'économie.
Le cadre de cette publication (national et international) est une excellente synthèse des enjeux actuels (emploi, salaires, déficits publics, etc...), elle est essentielle pour comprendre le monde d'aujourd'hui.
Il s'agit d'un outil extrêmement utile pour une préparation de concours ou pour affiner votre culture générale.
Voici le numéro de juillet/août 2026, bonne lecture.
7-Lessentiel-de-leco-juillet-aout-2026 LIRE PLUS
Liste d’aptitude pour l’accès au corps des administrateurs de la Ville de Paris
L'UNSA Cadres Supérieurs félicite les 4 collègues inscrits sur la liste d'aptitude pour l'accès au corps des administrateurs de la Ville de Paris, au titre de 2026 :
- Julie BASTIDE
- Jeanne-Marie FAURE
- Damien GLORIES
- Déborah ZEBOULON KOYAMA
Félicitations aux 25 attaché·e·s ayant réussi l’examen professionnel pour le principalat 2026
L’UNSA adresse toutes ses félicitations aux 25 Attaché.e.s ayant réussi l’examen professionnel pour l’accès au grade d’attaché principal d’administrations parisiennes.
Cette année, et pour la première fois, l’UNSA Cadres Supérieurs Ville de Paris a proposé un accompagnement spécifique aux collègues admissibles, en organisant une journée de préparation à l’oral de l’examen professionnel.
Cette formation a permis d’accompagner la moitié des candidat·e·s dans leur préparation à l’épreuve orale.
Nous adressons un grand merci à notre collègue formatrice pour son engagement, sa disponibilité et la qualité de son accompagnement, sans lesquels cette initiative n’aurait pas été possible.
Prochainement, nous mettrons également à votre disposition les annales 2026, sur unsa-cadres-superieurs.org, afin de vous aider à préparer les prochaines sessions.
Téléchargez l'arrêté
- Mme BELLE Anne
- Mme BRANDINI BREMONT Alexandra
- M BRION-CHAMBON Rémi
- Mme COTTENCEAU Jennifer
- Mme CUVELIER Julie
- Mme DUBUS Aline
- M DUMUR Frédéric
- Mme E SILVA Ana
- Mme FAUCONNIER - REVISE LAura
- Mme GARRIGUES - LE DENMAT Hélène
- Mme HOYEZ - HOYEZ BOURQUIN Léa
- Mme JOBELOT Isabelle
- Mme KENGADARNE Céline
- Mme KENNANI Sarah
- Mme LAPEYRE Normance
- M LE NENA Athur
- Mme LIGER - POUTY Nathalie
- Mme MAILLER - BOTTAI Isabelle
- M MOSBAH Dan
- M PETION Fabrice
- M PIN - PIN-LECAS Richard
- Mme ROLLAND Emmanuelle
- M SOUGOU Seybani
- Mme VALLIERE CLaire
- M WACOGNE Matthieu
